biais négativité

5 astuces pour éviter le biais de négativité

Qu’est-ce qu’un biais cognitif ?

Ah alors là, je vais aborder une thématique qui m’intéresse beaucoup, à savoir les biais cognitifs. J’aime beaucoup répéter que nous sommes des animaux, mais nous en avons du mal à appréhender tout ce qui en découle. Il existe beaucoup de biais cognitifs, car notre cerveau ne peut pas traiter toutes les informations qu’il reçoit. Au fil de l’évolution des automatismes de traitements ont été conservés. Or ces automatismes sont une distorsion dans le traitement cognitif d’une information.

Le terme biais fait référence à une déviation systématique de la pensée logique et rationnelle par rapport à la réalité. Les biais cognitifs conduisent le sujet à accorder des importances différentes à des faits de même nature et peuvent être repérés lorsque des paradoxes ou des erreurs apparaissent dans un raisonnement ou un jugement. Ainsi, les biais cognitifs sont une des raisons qui perturbent notre réalité objective. Eh oui encore elle, qui je le rappelle est un pilier de la sophrologie, si vous voulez en savoir un plus, je vous renvoie à cet article.

il existe beaucoup de biais cognitif

Le biais de négativité

« Quand je dois évaluer une situation, les événements négatifs pèsent plus dans la balance que les évènements positifs. »
Définition
Le biais de négativité désigne la tendance à être plus affecté(e) par les informations et les éventualités négatives que par celles positives. Ainsi, nous retenons davantage les souvenirs liés à des émotions négatives que positives. Par exemple, le vocabulaire pour décrire la douleur est plus riche que celui pour décrire le plaisir. Ou encore, la perspective d’une perte économique fait plus peur que ne rassure celle d’un gain potentiel. N’avez-vous pas remarqué au journal d’information (TV ou radio) que votre attention était plus captée pour les mauvaises nouvelles que les bonnes ? Les mauvaises nouvelles, ont plus d’impact sur nous. Nous nous en souvenons également plus longtemps et nous leur donnons plus de validité et de vérité. Il en est de même que les critiques qui auront plus d’impact que les compliments

Le cerveau réagit de manière intense face à des entités négatives alors que le contraire ne se produit pas pour des équivalents positifs. Par conséquent, au moment de raisonner, de juger et d’agir, le négatif l’emporte très souvent sur le positif. Ce biais est considéré comme universel, mais certaines études suggèrent qu’il pourrait s’atténuer avec l’âge.

D’où vient cette tendance a cette négativité ?

Le neuroscientifique Rick Hanson propose une explication, qui a été approuvée par de nombreux autres chercheurs, sur l’origine du caractère évolutif de ce biais de négativité. C’est une conséquence de l’évolution par laquelle nos ancêtres ont appris à prendre des décisions intelligentes dans des situations à haut risque.

En effet, à l’époque des cueilleurs chasseurs, les humains devaient traiter énormément d’information pour survivre. Ils devaient, se repérer, rechercher de la nourriture, garder une cohésion sociale tout en restant sur leur garde. Entre repérer une source de nourriture dans une forêt et repérer un prédateur derrière un buisson, il y a une information qui est plus importante que l’autre. Certes, les deux sont nécessaires pour vivre, mais de ces deux infos laquelle est la plus utile pour survivre ? La détection du prédateur évidement, car si tu ne le vois pas, c’est terminé pour toi. Tu pourras chercher la nourriture après avoir résolu le danger le plus urgent. C’est pourquoi il y a consensus sur cette théorie. La prépondérance à l’information négative (présence du prédateur) a été conserver par la sélection naturelle jusqu’à nos jours.

Dans notre vie moderne

Alors quel rapport avec nous et notre vie moderne ? Eh bien nous avons le même cerveau que nos ancêtres et les mécanismes sont les mêmes. Bien que nous ne sommes plus dans un environnement à haut risques, nous avons inconsciemment gardé la prépondérance des informations négatives. Et vous en avez fait l’expérience vous-même. N’avez vous pas remarquez que vous gardez plus facilement les critiques que les compliments, en mémoire par exemple ? Que ces derniers vous impacts plus que des compliments ?

Nous avons tendance à nous plaindre de tout et de rien. Par exemple, la météo qui n’est jamais parfaite, soit il fait trop chaud ou trop froid. Il fait mauvais temps nous empêchant de sortir. La tendance d’être mécontent de nos dirigeants (dans notre travail où du gouvernement), nous avons un besoin de critiquer, et de nous plaindre… Les réseaux sociaux l’ont bien compris en privilégiant les informations négatives, car elles captent plus facilement notre attention au quotidien. Qui parmi vous n’a pas scrollé plus de temps qu’il ne l’avait prévu sur un réseau social ?

Ces mécanismes sont devenus inconscient, et automatique, et c’est bien là le problème, car on ne peut pas y échapper. Notre cerveau a évolué lentement durant des millions d’années et bien que nous aimerions être plus positif, nous sommes programmés pour être tout l’inverse. Comment accorder autant d’importance au positif ?

Comment minimiser le biais de négativité ?

Voici 5 conseils qui vont vous permettre de contrebalancer ces effets.

  • Fais le choix conscient de prendre la décision, là, maintenant de donner moins d’importance aux problèmes que tu rencontres. Décides de relativiser, de mettre du contexte et de prendre du recul.
  • Donnes plus d’importance aux infos positives que tu reçois (un feu de signalisation que tu reçois au bon moment, une place de parking qui se libère devant toi, un bon retour au boulot, une attention de ton conjoint). Reçois ces moments et acceptes les. Marques les mentalement et essaie de t’en souvenirs le plus longtemps possibles afin de prolonger ces bonnes expériences.
  • Quant une pensée négative te traverse l’esprit, trouves une preuve du contraire. Par exemple, tu parles avec un collègue et tu as l’impression qu’il ne t’écoute plus, tu n’as plus toute son attention. Au lieu de penser qu’il te méprise ou que la conversation ne l’intéresse pas, cherches une autre raison à son décrochage. Il porte son attention ailleurs, car la conversation lui a peut-être rappelé des difficultés qu’il rencontre actuellement.
  • Tiens un journal de la gratitude. C’est efficace pour avoir une attitude positive. Tous les soirs prend 5 10 minutes pour noter 3 choses positives qui te sont arrivées, ainsi tu vas te coucher dans un bon état d’esprit.
  • Fabrique-toi un bocal à souvenirs et sans attendre la fin de l’année quand le besoin s’en fait sentir, pioche dedans !

Pour finir, vous l’aurez compris la sophrologie peut vous aider à sortir de ce cercle vertueux, suffit de prendre le temps de prendre soin de vous et de prendre rendez-vous !

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