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La crise de panique

Rédigé par sigmedic Aucun commentaire

Aujourd'hui je voulais partager avec vous un témoignage d'une personne souffrant de crise de panique. Un mal de moins en moins tabou mais qui touche encore beaucoup de personnes, et peut etre meme quelqu'un de votre entourage.

Angela 23 ans:
Un soir de grandes vacances, après une séance de cinéma avec mon petit copain, j’ai éprouvé un sentiment étrange. Sans raison.
Rien de bien grave. Je n’avais juste jamais ressenti ça avant. C’était désagréable, mais pas insurmontable.

C’est à 6 heures du matin, le lendemain, que les choses se sont gâtées. Je suis sortie de mon sommeil comme on sort d’un horrible cauchemar… sauf que je n’ai jamais pu revenir à la réalité.
J’étais en alerte, en panique et impossible à calmer. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.
Ma vue se troublait et je n’arrivais pas revenir à la raison. Plus je luttais, pire c’était. Mon esprit et mon corps devenaient deux choses bien distinctes — ça me donnait la sensation d’être folle.
Ma mère était au travail, heureusement j’ai pu compter sur une amie de longue date qui habitait juste derrière chez nous. Le problème, c’est que cet état ne m’a pas quittée de la journée.

Et les jours d’après non plus.
C’était terrible. Je connaissais des moments d’accalmie, mais chaque fois, l’électro-choc (comme je l’identifiais) revenait.
Je n’imagine pas à quel point ça a du être effrayant pour celles et ceux qui m’ont connue pendant ces moments-là. J’avais la sensation que j’allais mourir d’une minute à l’autre et j’étais prise de violents vertiges. Je devenais hystérique.
Le pire était vraiment de ne pas savoir comment reprendre possession de moi-même. J’avais peur, peur de ne pas m’en sortir, peur à chaque moment de calme que ça reprenne…
J’étais officiellement dans un cercle vicieux.

Les jours suivant cette première salve firent partie des pires que j’ai connu. Mon niveau extrême de stress influait directement sur mon estomac ; je me suis donc trouvée en sous-alimentation pendant 3 semaines.
Comme je ne pouvais avaler aucun aliment, les compléments alimentaires liquides furent mes amis toute cette période.
Je dormais mal et je me réveillais plusieurs fois par nuit, totalement paniquée. Jour et nuit, je marchais pendant des heures.
C’était le seul moyen que j’avais trouvé pour m’apaiser un peu.
Après quasiment un mois à lire des témoignages de personnes dans cette situation depuis des années, j’imagine que le psychisme a fait son effet. Mais il peut y avoir une déclinaison de possibilités infinies (la méditation, la sophrologie, etc…), c’est subjectif et propre à chacun-e.

Tous les symptômes à priori physiques (maux de tête, sensation de mort imminente, etc…) ne le sont PAS. C’est notre cerveau qui nous domine et nous envoie de faux signaux.
À l’inverse d’un mal de ventre qui peut par exemple persévérer s’il s’agit d’une mauvaise digestion, ces maux-là s’apaisent souvent dès lors que la panique cesse.
Je me rappelle qu’à chaque « repos », je restais sur mes gardes mais je n’avais plus mes étourdissements ou la tête bourdonnante. Cela réapparaissait lorsque la crise réapparaissait.

Pensez à bien respirer. Ça semble idiot, mais si c’est le premier conseil que l’on donne aux personnes sujettes au stress, c’est qu’il y a une raison.
Respirer lentement et de manière constante permet de réguler la variabilité des battements du coeur, la détente neuromusculaire et l’oxygénation du cerveau.
Une fois le rythme redevenu stable, vos émotions seront beaucoup plus faciles à gérer de nouveau.

La sophrologie, PNL et médiation en pleine conscience, des remèdes aux crises de paniques

Un accompagnement individualisé aurait grandement aidé Angela à surmonter plus rapidement des crises de paniques.
Durant une séance de sophrologie, on se sert d'un exercice de visualisation, comme par exemple: "Fermer les yeux, ressentir où est le stress -ou la colère ou autre dans le corps, pour certain c'est généralement une boule au ventre- et faire sortir le tout par les pieds, un peu comme du sable qui s'écoule." ou encore s'efforcer de reprendre une respiration plus profonde en se répétant: "J'inspire le calme, j'expire le stress."  
Tout ce qui permet d'inverser la vapeur de cette mécanique infernale de la perte de nos moyens est bon à prendre. Les techniques de méditation, de relaxation ou de pleine conscience sont en général de bons moyens de reprendre la main sur les émotions qui nous déstabilisent.
Utiliser les outils de la PNL pour s'appuyer comme des béquilles psychiques permettant de renforcer nos défenses comme celle du "signe-signal": "En résumé, au cours d'une séance, au coeur de la relaxation, on définit un geste simple (par exemple, serrer son pouce dans son poing) qu'on associe à un moment de pure détente. Dans les situations de stress, il suffit de refaire ce geste et le cerveau le relie alors au moment de détente.

Les solutions sont en vous, elles existent n'hesitez pas à faire appel à un professionnel pour vous aider à les saisir.
 

Classé dans : Articles Mots clés : crise, panique, angoisse, témoignages

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