reseaux sociaux

Les impacts des réseaux sociaux

Quelle est l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale, et comment les gérer ?
Ce n’est pas une découverte pour certains d’entre vous, alors je réponds très vite à votre interrogation première. Oui les RS (réseaux sociaux, dans le texte) tel qu’Instagram, Facebook, Tiktok pour ne citer qu’eux font plus de mal que de bien et engendrent des troubles mentaux.
Avant de développer ma pensée et vous expliquer comment la sophrologie peut aider à limiter leurs effets, je dois préciser quelques points.

Un peu d’histoire

Nous n’avons pas attendu l’ère numérique pour que les humaines établissent des réseaux sociaux. Ils étaient entretenus par des liens physiques puis par de la correspondance postale puis les conversations téléphoniques. Les RS suivent l’évolution technologique jusqu’à maintenant.
Et si les relations humaines nous poussent à communiquer, c’est pour une raison très simple qui descend de notre évolution, nous sommes des animaux !
Petite précision, des animaux sociaux (si, si) et de ce fait, nous répondons à des besoins vitaux tels que faire partie d’un groupe, d’une tribu. Avant ce besoin d’intégration était un facteur de survie. Ne pouvant tout faire tout seul, ou au détriment d’une dépense énergétique très importante, nous avons besoin d’un groupe pour survivre. Nous avons besoin d’approbation social. Et c’est ce besoin vital qui nous pousse à plaire aux autres.

Ok, mais maintenant cela signifie quoi pour notre cerveau de primate “évolué” ?
Et bien qu’inconsciemment nos comportements naturels nous poussent à plaire au reste du groupe. Je ne rentrerai pas en détails dans tous les mécanismes psychologiques qui s’inter influencent, mais celui que les RS exacerbe le plus est l’effet de comparaison sociale.

L’effet de comparaison sociale

Lorsqu’on veut s’intégrer à un groupe, notre premier réflexe est de se comparer. D’abord au groupe en général puis aux valeurs qu’elle porte. Est-ce qu’ils sont dans le même esprit que moi ? Pensent ils comme moi ? Ai-je bien répondu, n’ai-je pas vexé quelqu’un ?
Cela engendre des failles narcissiques ou d’estime de soi. Nous sommes tous à la recherche de reconnaissance. Notez bien, qu’elles existent depuis toujours, mais les RS utilisent ces leviers pour nous faire rester le plus longtemps possible sur leurs services. Je rappelle que le but de toute entreprise est de faire des profits et les RS le font en récoltant vos données personnelles. Ces dernières permettent de mieux cibler les campagnes publicitaires.

insta, tiktok nos ennemis ?

Sur les RS, nous ne sommes pas dans l’échange. Je veux dire par là que ce n’est pas le lieu où les conversations se font, tout au mieux un premier contact.
Non, devant nos yeux nous n’avons qu’il fil que nous scrollons sans cesse. Et la seule information que nous mettons à disposition de notre cerveau se réduit à une image, quelques secondes ou minutes de vidéos ou encore quelque mots.

Nous abreuvons notre esprit de ces images travaillées, de ces mots bien pensées. Et là est tout le drame, car à raison de 1h30 par jour (et plus pour les plus jeunes) ces informations deviennent la norme sur laquelle notre cerveau va se baser pour se comparer.
Par ricochet, nous allons chercher à faire la même chose, voire mieux. Nous sommes à la recherche d’un like, d’un commentaire, d’un follow en plus, d’un j’aime ou que sais-je encore. Ainsi les sentiments de plaisir que nous procure la dopamine à la vue d’un retour positif nous faire perdre la raison.
N’avez-vous pas remarquer comment les notifications provoquent l’envie irrésistible d’ouvrir l’application pour aller consulter ?

La dopamine notre amie nous pousse de plus en plus à retourner sur ce RS. Cela vient de notre besoin d’approbation sociale que je l’ai cité un peu plus haut.
Et lorsqu’il y a déséquilibre dans cette recherche de reconnaissance, on tombe dans les effets négatifs.

Les effets négatifs

Je ne vais pas entrer en détails sur les effets négatifs des RS. Chacun d’eux pourraient faire l’œuvre d’un article complet, le plus important pour moi étant de vous faire comprendre les mécanismes qui les amènent.

  • Un syndrome de dépression et d’anxiété (source 1 source 2).
  • L’estime de soi est dégradée, en ne voyant que la perfection (source 1 source 2).
  • Le syndrome de « bovarysme digital« , ce sentiment de vivre une vie banale à côté de celle des autres
  • Une qualité de sommeil de moins bonne qualité. À force de rester trop longtemps sur les écrans et notamment le soir avant de se coucher.
  • La nomophobie qui est la peur d’être privé de son smartphone, ce précieux prolongement de soi-même.
  • Le syndrome FOMO, l’acronyme de « Fear of missing out ». Le mot traduit l’anxiété qui pousse de nombreuses personnes à rester connectées en permanence pour ne pas risquer de manquer un événement

Pour finir je citerai Ilene Strauss Cohen, psychothérapeute.
Si nous essayons toujours de plaire aux autres, cela signifie que notre bonheur et notre épanouissement dépendent de sources extérieures. Ainsi, nous continuons à vivre une vie que nous ne voulons pas particulièrement, mais qui correspond à ce que les autres attendent de nous. À long terme, quiconque a ce besoin d’approbation cesse de prendre des risques, de tracer sa propre voie et de suivre son instinct. En raison de la peur du rejet et de la peur d’être jugée, la personne finit par perdre son individualité et vivre une vie qui n’est pas la sienne.

Comment gérer les réseaux sociaux

Après une description pareille, on serait tenté de penser qu’il faut les bannir. Mais le problème n’est pas intrinsèque à l’existence des RS, mais de ce que l’on en fait. Ils peuvent être une bonne manière de développer, de maintenir et de renforcer les liens sociaux, en ligne et hors ligne. Il faut simplement veiller à ne pas tomber dans l’excès. Tout est question d’équilibre.
Voici quelques pistes pour ne pas basculer du mauvais côté.

1 – Surveiller sa consommation.

Le mieux est de se tenir des limites, d’autant plus simple à suivre que les smartphones proposent de plus en plus le suivis de notre temps passés nativement. Si le chiffre affiché vous paraît déraisonnable, vous pourrez vous fixer des objectifs concrets pour rétablir une juste consommation Pour donner une idée, 30 min par jour est souvent conseiller.

2 – Prioriser et soyez sélectif

Prendre conscience des émotions que l’utilisation des réseaux sociaux provoque en vous. Si un groupe ou une personne vous apporte plus de mal que de bien alors cessez de la suivre.
La sophrologie entre alors en jeu, car elle vous apprend à vous reconnecter à vous-même. À trouver cet équilibre que vous cherchez.

3 – Faites des pauses

Je ne parle pas des pauses de quelques heures, mais de quelques jours. Une étude à montrer que le fait de se déconnecter pendant une semaine améliorer la satisfaction dans la vie et les émotions positives (source).


4- Soyez actif

La pire chose que l’on peut faire, est de surfer sur les RS sans but, juste pour se distraire. C’est surtout la consultation passive des réseaux qui peut s’avérer néfaste. Or certains sont très efficaces pour capter et conserver votre attention, sans vous en rendre compte vous DoomScrollez en perdant votre temps. Si le contenu ne vous inspire pas d’émotions positives ou d’inspiration, alors songez à faire une autre activité. Encore une fois la sophrologie est un bon allié pour ce point en particulier.

5 – Pas de RS avant d’aller au lit

Peut-être le plus simple. Évitez donc de consulter les réseaux sociaux au moins 30 minutes avant l’heure du coucher. Cela est d’autant plus vrai si ces derniers provoquent des émotions fortes ou impliquent une activité importante de votre part.

6 – Les RS ne montrent pas la réalité

Et évidement prendre conscience que les RS nous montrent que des images travaillées qui ne reflètent pas la réalité (des angles de vue réfléchie, une lumière particulière, des paysages sublimés). Imaginez vous en train de contempler un tableau avec tout le travail nécessaire derrière pour arriver à ce résultat. Voyez alors plutôt les contenus comme une œuvre dans une démarche artistique (un jeu d’acteur, montage dynamique, photo bien cadrée) et non comme le reflet de ce que vous offre la vie quotidienne.

Conclusion

Les réseaux sociaux sont des services qui ne sont pas mauvais ou positifs par nature. Certes, ces entreprises s’appuient les recherches en psychologie cognitive et en neurosciences pour vampiriser notre attention. Néanmoins, c’est comme tout, une question d’équilibre. Il est toujours possible d’utiliser chaque application pour le meilleur ou pour le pire.

Prendre un peu de recul permet souvent d’instaurer une relation plus saine à ces réseaux et de les exploiter pour en tirer du positif.

Si vous pensez que vous avez besoin d’aide pour contrôler l’utilisation des réseaux sociaux et de votre smartphone en général je vous invite à consulter un sophrologue certifié qui saura vous accompagner dans cette démarche.

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